de dix tuaro’i ou réunions paroissiales consacrées à l’interprétation des versets de la Bible : jeux d’esprit, joutes oratoires, la communauté rassemblée y élabore, par le tressage continu de la religion, de la tradition et du quotidien, une identité à la fois authentique et moderne, comme les trois brins d’une corde qui, à la fin, ne font qu’un.
En analysant ces relations entre l’identité rapa et la Bible, les auteurs proposent des clés pour mieux comprendre la particularité d’un protestantisme polynésien, la profondeur d’une conversion et la préservation de la culture d’une île du Grand océan.
Isolée au sud de l’océan Pacifique, à 4 jours de bateau de Tahiti, l’île de Rapa, si lointaine, occupe encore aujourd’hui une place à part dans l’imaginaire polynésien. Au pied de montagnes « si étrangement découpées qu’elles ont l’apparence de montagnes abruptes et de tours crénelées », la culture rapa s’enracine dans une terre préservée, résonne en des chants impressionnants et s’illustre par un tressage d’une grande finesse.
Quatre-vingt-dix ans après le séjour d’Eugène Caillot, trente ans après celui d’Allan Hanson, ce livre nous emmène au cœur de l’identité rapa et donne la parole aux hommes et aux femmes de l’île, par la transcription
TUAROÍ, Réflexions bibliques à Rapa - Conversion et identité
par Yannick Fer et Gwendoline Malogne-Fer
Photographie de Gwendoline Malogne-Fer et de Yosihiko H. Sinoto
Carte toponymique de l'île de Rapa
Septembre 2000
308 pages
14,9 x 21,6 cm