traitement du cordon ombilical de l’enfant, et cet autre rite de fondation qu’est la pose de la première pierre d’une église ou d’un temple. Il s’intéresse enfin aux représentations contemporaines de cette coutume, très orientée vers la valorisation de l’autochtonie.
Cet ouvrage trilingue (français, anglais, tahitien) s’achève par un dialogue entre Bruno Saura et Robert Koenig autour des catégories “nature” et “culture”.
Bruno Saura est professeur en civilisation polynésienne à l’Université de la Polynésie française.
Pourquoi, malgré plus de deux siècles de bouleversements culturels, les Tahitiens continuent-ils majoritairement de mettre en terre le placenta de leurs enfants? Comment s’effectue ce rite, et surtout, quelle signification lui donner?
C’est à ces questions que tente de répondre le présent ouvrage. S’appuyant sur des traditions et des récits inédits, il démontre la continuité essentielle existant entre l’homme, la terre, les plantes et les îles, dans l’ensemble polynésien. De façon audacieuse, il établit des liens entre la mise en terre du placenta, le
ENTRE NATURE ET CULTURE, la mise en terre du placenta en Polynésie française
par Bruno Saura
Textes français, anglais et tahitien avec la participation de Georgia Lee, de Pascale Bonnemère, Robert Koenig et de Frédéric Reva
Couverture de Bobby Holcomb, Te hotu o te fenua (le fruit de la terre)
Décembre 2003
164 pages
14,8 x 21,9 cm