gui
connaissance de l’Océanie a procédé par étapes et de montrer, dans un premier mouvement, comment les îles ont été l’une après l’autre inscrites sur la carte puis comment, dans une seconde étape, la science des hommes a si lentement procédé, cette science venant d’autres hommes et se heurtant à des résistances.
Si le récit de la découverte de l’espace océanien consiste pour l’essentiel à de la compilation intelligente et à mettre les résultats de la recherche majoritairement anglo-saxonne à la disposition des lecteurs de langue française, celui de la découverte des hommes, et plus précisément de la connaissance du fonctionnement de leurs sociétés et du contenu de leurs cultures, permet une originalité plus grande.
Originalité par la multiplicité des terrains travaillés dans le détail. Mais surtout par la puissance créatrice des nations insulaires qui nous livrent le produit de leur inventivité et de leurs expériences constamment renouvelées de logiciens allant aux limites des institutions qu’ils ont élaborées et, comme si cela ne suffisait pas, jouant des contraintes d’une manière qui a de quoi désespérer les observateurs.
Là où l’on va aujourd’hui si aisément en voiture sur de bonnes routes, l’auteur a procédé pas à pas, à pied ou à cheval, île par île, accumulant une connaissance dont chaque détail finissait par s’inscrire dans une analyse ouverte.
La période y était favorable qui annonçait les changements à venir. Les Océaniens accueillaient avec bienveillance une curiosité professionnelle et patiente. Ce serait certainement plus malaisé aujourd’hui où de nouvelles méfiances ont surgi. [J. Guiart]
L’auteur nous invite à suivre autant les étapes chronologiques de la découverte des îles de l’Océanie que celles de la connaissance de leurs populations par les Européens. Cette dernière approche constitue l’objet central de son livre. Jean Guiart passe en revue les différentes idées préconçues qui préexistaient bien avant que les Européens entreprennent de conquérir l’Océanie et qui ont cours encore aujourd’hui, non seulement dans le grand public, mais aussi dans le monde des spécialistes. […] L’une d’entre elles porte sur la hiérarchisation des nations océaniennes […]. Jean Guiart veut rappeler que les ancêtres des Polynésiens se trouvent en Mélanésie et qu’à ce titre « vouloir hiérarchiser les Polynésiens et les Mélanésiens traduit une sorte de racisme honteux, les Polynésiens servant de substitut symbolique aux blancs… ». […] (Jean-Marc Pambrun in TPM n° 116, décembre 2000).

L’Océanie reste moins bien connue qu’on ne l’imagine. Les a priori sont encore nombreux. Les idées fausses fleurissent dans les discours publics et les écrits. Une part de cette ignorance remonte à bien avant la découverte, aux notions moyen-âgeuses portant sur le monde extérieur à l’Occident chrétien.
Si la Polynésie est parfois aujourd’hui mieux connue – quand tel ou tel auteur ne la réinvente pas entièrement à sa façon – la Mélanésie des auteurs blancs reste mystérieuse, barbare, cruelle, souvent sans tenir compte de la présence d’un christianisme implanté déjà depuis près de deux siècles.
Il n’est ainsi pas inutile de présenter la façon dont la
DÉCOUVERTE DE L'OCÉANIE en 2 volumes
par Jean Guiart
Tome 1 Connaissance des îles (2000)
Abondamment illustré
277 pages
15 x 21 cm
Co-édité par Le Rocher à la voile (Nouméa) et Haere po (Tahiti)

Sous “commander” vous trouverez la liste des prix ainsi que nos coordonnées pour commander vos livres.

Simply select
“order” to find the price list and order your books.
small
© Editions Haere Po 2008 - 2009                contact webmaster